Les Amarrages (texte de JY.B)
Le terme MATELOTAGE regroupe l'ensemble des travaux sur les cordages.
Ces travaux sont, la confection des noeuds, surliures, épissures, amarrages
et entretien du gréement.
Pour les amarrages,
- L'amarrage plat
- Le limandage
- Le fourrage
1) Amarrage plat
L'amarrage plat simple, parfois appelé bridure.

Replier l'extrémité du fil à surlier le long du cordage, le recouvrir de tours
morts serrés dans le sens du commettage. Minimum 8 tours ...

Effectuer 2 tours morts en travers.
Utiliser un épissoir pour terminer par un noeud plat.
Reprendre tous les "mous" éventuels, souquer le noeud entre les cordages.
Araser.

Utilité de la bridure,
Elle permet de solidariser très solidemment 2 brins de cordage, bridage
d'estropes sur poulies bois à l'ancienne ( objet d'un prochain article ...).
Elle permet de former une boucle sur un cordage de fort diamètre (effectuer
alors au moins 3 amarrages plats espacés...)
Sur les grands voiliers, elle était - et est encore - utilisée pour maintenir le
bout libre terminant le transfilage des caps de moutons...
2) Limandage
Limander c’est recouvrir un cordage de bandelettes de toile suifée pour le protéger du frottement et de l’humidité. Les bandelettes sont appelées « limandes » car plates, comme le poisson du même nom et fuyantes (car grasses).
Entourer le cordage à l’aide de bandes se recouvrant partiellement dans le sens du commettage du cordage.
Cette opération est en général suivie d’un transfilage ou d’un fourrage.
A défaut de bandelettes, on peut utiliser du fil à surlier suifé…
3) Fourrage
C’est entourer un cordage de tours morts à l’aide de bitord, chanvre goudronné ou autre, posé à spires jointives.
Utiliser de préférence la surliure à la voilière (voir l’onglet SURLIURES ) qui permet de très belles finitions en de nombreux points dans le gréement d’un voilier...

Cette vue montre :
- un cap de mouton avec son transfilage, son nœud d’arrêt (nœud de ride).
- il est épissé sur câble acier inox 6 brins épissé, limandé et fourré au bitord de chanvre goudronné.
- On remarque aussi , à gauche sur le câble d’acier, la surliure ( très souquée) réalisée à demi-clefs, réalisée avant le décommettage des torons ( Cf onglet « EPISSURES »).
- La poulie dont l’estrope (erseau de cordage) sur cosse inox est assurée par un amarrage plat.
Le réalisation du gréement d’un voilier traditionnel utilise toutes les techniques pour l’instant décrites dans le « Coin du MARTOLODED ».
Epissures sur câbles acier ( Inox, pour éviter au possible les coulures de rouille) à 6 brins pour haubanage ( gréement « dormant »), épissures sur bouts divers suivant le besoin du moment, nœuds variés sur les nombreuses manœuvres ;drisses, écoutes…(gréement « courant »).
Amarrages, fourrages anti-ragage ( pose d’une protection contre l’usure par frottements répétés…)
Il resterait encore à décrire, entre autres,
la réalisation de caps de moutons, des espars (avirons de godille, bôme, corne ….), le pouliage à l’ancienne (bloc de bois en orme, acacia ou frêne muni d’un axe et d’un réa) à la portée de ciseau à bois du bricoleur passionné. Ces poulies estropées à l’aide d’une erse ou erseau en cordage fixée par un amarrage plat ou bridure…etc…etc…